La cybersécurité fait partie des domaines que je vise pour un stage. Plutôt que de raconter que je « maîtrise le pentest », je préfère documenter mon vrai point de départ sur Hack The Box, chiffres bruts inclus.

Où j’en suis, sans filtre

Mon compte HTB s’appelle Fallrod, ouvert en septembre 2025. Dix mois plus tard, le bilan est modeste :

  • Rang Apprentice, niveau 30 (barre à 674/691)
  • 2 machines complétées sur 543
  • 1 challenge sur 838
  • 0 Sherlock
  • Saison 11 : non classé
  • Weekly streak : 0

J’écris ces chiffres tels quels. Les enrober ne servirait à rien : le badge sur mon portfolio se met à jour en temps réel, donc autant assumer.

Pourquoi c’est aussi lent

La réponse tient en un mot : les cours. Quand tu as des projets systèmes, de l’algo et des partiels en face, HTB passe forcément après. Ça donne une progression en dents de scie : une semaine où j’avance, puis plusieurs semaines sans y toucher. Le weekly streak à 0 raconte exactement ça — je ne me connecte pas tous les jours, et je ne vais pas prétendre le contraire.

D’où vient vraiment mon rang

Mon rang Apprentice ne vient pas de machines résolues seul dans mon coin. Il vient surtout des parcours guidés et du Starting Point : les modules qui te tiennent la main, expliquent chaque étape et te font valider de l’XP en suivant les consignes. C’est utile pour ne pas rester bloqué au premier obstacle, mais ce n’est pas la même chose que casser une machine sans indice. Mes 2 machines complétées disent la vérité sur ce dernier point.

Ce que ça m’apprend concrètement

Même quand je ne finis pas une box, il reste quelque chose : la méthodologie. Le réflexe de tout énumérer avant de vouloir « exploiter » quoi que ce soit. On croit toujours que la faille est une astuce spectaculaire ; en réalité, l’essentiel du temps se passe à cartographier ce qui tourne en face et à lire attentivement ce que la cible te renvoie.

# Le premier réflexe, quelle que soit la cible : énumérer, puis noter
nmap -sC -sV -oN scan.txt <ip>

Rien de magique là-dedans, mais c’est cette rigueur — regarder, noter, recouper — qui se transfère aussi bien à un examen qu’à un vrai audit.

Pourquoi je l’affiche quand même

Parce qu’un profil honnête à 2 machines vaut mieux qu’un profil gonflé. Pour un recruteur de stage, ces chiffres modestes disent au moins trois choses vraies : que je m’y suis mis de moi-même, que je sais où j’en suis, et que je compte progresser. Je préfère montrer une courbe qui démarre bas mais réelle, plutôt qu’une façade. Rendez-vous dans quelques mois pour voir si le compteur de machines a bougé.